Des Meilleurs Espoirs de l'Ontario

Sunday - January 17, 2010)
By Mike Davies

La saison dernière, Ryan Spooner est devenu le plus jeune joueur en 53 ans d’histoire des Petes de Peterborough à marquer 30 buts comme recrue dans la Ligue de l’Ontario.

Ce fait d’armes est peu banal considérant que des joueurs vedettes comme Steve Yzerman, Eric Staal, Jordan Staal et des étoiles d’autrefois comme Mickey Redmond, Rick MacLeish et Danny Grant ont revêtu l’uniforme marron et blanc au fil des années.

Le joueur originaire de Kanata n’était pas la seule recrue à faire brûler la lumière derrière les filets adverses. Tyler Seguin des Whalers de Plymouth, John McFarland des Wolves de Sudbury, Jeff Skinner des Rangers de Kitchener, tout premier choix de la séance de sélection de la Ligue de l’Ontario en 2008 et Tyler Toffoli des 67 d’Ottawa figuraient aussi parmi ce groupe d’exception.

Les 30 buts de Spooner lui ont permis de dominer les recrues de 16 ans en 2008-2009 et il ne lui pas fallu beaucoup de temps pour se retrouver au sein du premier trio et de l’unité d’avantage numérique des Petes sous les ordres de l’entraîneur-chef Ken McRae.

« Nous savons qu’il peut marquer et danser à la fois sur la patinoire », affirme McRae à propos de son choix de première ronde, cinquième joueur réclamé de son groupe. « C’est un excellent joueur à un contre un. Il peut vraiment tromper ses adversaires par sa vitesse. Plusieurs gars peuvent le regarder et se dire qu’il n’est pas très rapide, mais il trouve toujours le moyen de se faufiler dans les espaces et le long des rampes. Nous avons tous vu ses déplacements de l’intérieur vers l’extérieur. Il va seulement s’améliorer en prenant plus de force. »

Spooner a affirmé avant sa saison recrue qu’il n’avait aucune attente personnelle autre que de travailler aussi dur qu’il le pouvait. Il est arrivé avec une réputation de joueur talentueux à l’attaque après avoir inscrit 53 buts et amassé 97 points en 52 rencontres pour les Sénateurs d’Ottawa dans les rangs midget mineurs en 2007-2008. Toutefois, le personnel des Petes ne voulait lui imposer aucune pression.

« Je ne prévoyais certainement pas marquer 30 buts », avoue Spooner, qui a ajouté 28 passes pour une récolte de 58 points en 62 rencontres. « Je ne prévoyais même pas en marquer 10. On m’a dit de venir ici, de travailler dur et de ne pas me frustrer si je ne marquais pas. Le personnel d’entraîneurs m’a offert beaucoup d’occasions et j’ai pu jouer sur l’attaque à cinq et avec des coéquipiers de qualité. Cela m’a beaucoup aidé la saison dernière. Les joueurs plus vieux m’ont bien dirigé. »

Spooner est bien conscient des attentes plus élevées cette saison alors qu’il est admissible à la séance de sélection de la Ligue nationale de hockey.

« Je sais à quoi m’attendre cette année et je veux améliorer ce que j’ai réalisé la saison dernière, » dit-il.

Du haut de ses six pieds et un pouce et 195 livres, McFarland sera très convoité par les dépisteurs de la LNH. Le directeur général des Wolves Mike Foligno ne doute pas que McFarland sera un jour au centre d’un excellent trio dans la grande ligue.

« Il a toujours été un des meilleurs joueurs de son âge à tous les niveaux de son parcours, » explique Foligno. « Il a démontré sur la scène internationale chez les moins de 17 ans et les moins de 18 ans qu’il faisait partie des meilleurs joueurs de son âge au monde. S’il poursuit son développement, je ne vois pas pourquoi il ne deviendrait pas un des meilleurs de la LNH. »

Foligno ajoute que McFarland, qui a amassé 21 buts et 52 points en 58 matchs la saison dernière possède les aptitudes offensives dynamiques, le bon gabarit et il travaille à perfectionner tous les aspects de son jeu.

« Il décoche la rondelle si rapidement, » raconte Foligno. « C’est sans compter son coup de patin. Non seulement il décoche la rondelle rapidement, mais son tir est très puissant. Nous travaillons avec lui sur les aspects défensifs de son jeu et il obtient plus de temps de glace au sein de nos unités spéciales, particulièrement en désavantage numérique. »
 
Si Spooner a été le meilleur buteur chez les joueurs nés en 1992, Seguin était en tête de classe avec une récolte de 67 points (21 buts et 46 passes) en 61 matchs.

L’entraîneur et directeur général des Whalers Mike Vellucci s’attendait à voir Seguin engranger les points, mais son choix de première ronde lui a offert beaucoup plus.

« Je ne crois pas qu’on s’attendait à ce qu’il soit aussi dominant, » affirme Vellucci. « Ce que j’apprécie le plus de lui est son mouvement constant et son acharnement au jeu. C’est un joueur vraiment tenace. La seule surprise est sa capacité à dominer. Il dominait des matchs entiers par moment et pour un gars de 16 ans, c’est tout un exploit. »

Il affirme que Seguin possède tellement de qualités qu’il serait difficile d’en cerner une plus qu’une autre.

« Il faut tenir compte de l’ensemble, » dit-il. « Parfois tu te retrouves face à un gars unidimensionnel qui est un franc-tireur ou un marchand de vitesse. Avec lui, c’est l’ensemble. Il est rapide, il a le bon gabarit et il est tellement tenace. Il joue toujours près de la rondelle et il travaille fort. Il ne joue pas en périphérie, il fonce dans les endroits difficiles et il est responsable en défensive. C’est un joueur très intelligent. »

Toffoli a eu une incidence instantanée sur l’alignement des 67 où le directeur général Brian Kilrea, qui l’a dirigé la saison dernière avant de se retirer du poste d’entraîneur n’est réputé pour lancer les recrues trop rapidement dans la mêlée.

« Il jouait tellement bien qu’on l’envoyait parfois sur le premier ou le deuxième trio et on l’utilisait sur l’avantage numérique, » rappelle Kilrea. « Il est tellement créatif et tellement intelligent qu’il n’a pas eu besoin de s’ajuster à la ligue. Il s’est présenté et il a contribué. Nous savions que nous pouvions compter sur lui en fin de match, en prolongation et en fusillade parce qu’il était tellement bon et responsable aux deux bouts de la patinoire. »

À six pieds et 180 livres, Toffoli a marqué 17 buts et récolté 46 points en 54 matchs et cette année, Kilrea s’attend qu’il lutte pour le premier rang des marqueurs de l’équipe avec Anthony Nigro et Ryan Martindale.

« C’est un marqueur naturel qui peut se mettre le nez là où le jeu est robuste. Il ne recule devant rien, ni personne. C’est un bon joueur de hockey qui possède le sens du hockey qui cache bien son âge », assure Kilrea.

Alors que les Rangers étaient en mode de reconstruction après avoir remporté le titre de la Ligue de l’Ontario et avoir pris part à la finale de la coupe Memorial en 2008, ils se sont tournés vers Skinner comme fondation de cette nouvelle phase. Il n’a pas déçu à sa saison recrue avec 27 buts et 51 points en 63 matchs.

« Le moment correspondait bien pour la carrière de Jeff, » indique Steve Spott, directeur général et entraîneur des Rangers. « Nous étions en position de pouvoir accorder beaucoup de temps de glace à un attaquant recrue comme on n’aurait pas pu autrement à ce niveau. Il a profité de cette chance et a joué au sein d’un gros trio la saison dernière et il a su garder son poste, ce qui en dit beaucoup sur son niveau de talent et son caractère. »

Spott ajoute que Skinner possède beaucoup de talent naturel.

« Il possède la capacité naturelle pour marquer, ce qu’un entraîneur ne peut jamais vraiment enseigner, » raconte Spott. « Il était en mesure de se démarquer et il possède un très bon tir. Il est tenace et veut faire la différence quand il est sur la patinoire. Le dernier gars qu’on a eu comme lui s’appelle Mike Richards. Ces gars sont spéciaux quand tu peux compter sur eux et il faut savoir les apprécier parce qu’ils font la différence dans un match. »

Spott prévoit que Skinner sera réclamé tôt à la séance de sélection de la LNH.

« Je vois beaucoup Mark Recchi ou Bryan Trottier quand je le regarde jouer. C’est un joueur de centre très habile aux deux bouts de la patinoire, fort et capable de jouer dans toutes les situations à cause de son intelligence. Je crois qu’il fait partie des 30 meilleurs joueurs admissibles, » conclut Spott.

Photo par Terry Wilson/OHL Images